[Beta Test] Rob’n Run – Le temps d’un film

 

Rob’n Run est un jeu de plateforme 2D  au style rétro développé par le studio Kayugames (un développeur indépendant). Le jeu est d’ores et déjà disponible sur itch.io pour 5$ et comme Betagame.fr est complètement fauché, les développeurs nous ont fourni gratuitement une version beta du jeu.

Le joueur incarne Valdim, un joyeux malandrin, dont la vie risque de tourner court s’il ne rembourse pas rapidement une dette contractée plus tôt. Dès lors, Valdim doit amasser le plus d’or possible durant son périple, ce qui le mènera de forêts en pyramides en passant par des égouts infestés de rats. Le scénario s’arrête là. Cependant aucune inquiétude ne nous a traversé l’esprit puisque le scénario n’est pas l’intérêt principal de ce genre de jeu.

 

On ne s’est pas étendu sur les options qui se limitent à la qualité graphique (pour les Pentium II) et à la taille de la fenêtre.

A sa sortie, Rob’n Run proposera huit mondes (nous disposions des cinq premiers dans la version bêta) comprenant eux-mêmes huit niveaux.

Il court il court le Valdim

Le jeu débute par l’exploration du 1er monde, « Le Temple », dont les premiers niveaux font office de tutoriels. La prise en main est plutôt simple :

  • Manette Xbox : joystick ou touches directionnelles pour se déplacer, touche A pour sauter
  • Clavier : touches directionnelles pour se déplacer et touche espace pour sauter.

Une fonction double saut est même disponible en pressant deux fois la touche de A ou espace.

 

8 mondes thématiques à découvrir (5 de dispo lors de la beta)

 Le jeu est résolument orienté speed-run et affiche un chrono stratégiquement placé en haut à droite de l’écran. Cependant, pas question de foncer tête baissée jusqu’à la porte mettant fin au niveau en oubliant de récolter les nombreux sacs d’or présents dans chaque niveau auquel cas votre temps ne serait pas enregistré !

Courir, sauter, ramasser ! Schnell !

 

Les bases sont là, et c’est déjà pas mal

La course débute et le level design montre plusieurs excellents signaux de réussite même si une difficulté plus élevée aurait été appréciée. En effet et sur les quarante niveaux testés, seuls trois ou quatre ont réellement posé problème. Même si le gameplay reste basique, la construction des niveaux propose des mécaniques déjà vues mais intéressantes comme la possibilité de sortir de l’écran de jeu pour y revenir du côté opposé. Ce principe se révélera d’ailleurs parfois indispensable à la réussite de certains niveaux.

 

C’est digne des niveaux de super mario non ?

Pour terminer le niveau, le personnage se présente devant une porte. Cependant, une intense réflexion est requise avant de réaliser cette action puisqu’il ne sera alors plus possible de revenir au sein du niveau, même s’il reste des sacs d’or à collecter. La seule solution pour recommencer le niveau consiste à relancer le jeu…depuis le début. L’observation de la structure du tableau se révèle donc indispensable afin d’établir une bonne stratégie.

FAIL ! J’en connais un qui va devoir relancer le jeu pour ramasser ses petits sacs !

Différents pièges et ennemis sont présents pour empêcher le personnage de déambuler et de récupérer le précieux butin. Néanmoins, les ennemis ne sont au final par réellement gênants puisque le nombre de vie se révèle illimité et que le fait de mourir peut, au contraire, permettre de gagner du temps.  Des checkpoints à activer sont notamment disponibles afin d’éviter de réapparaître au début du niveau.

Courir des heures, ça fatigue

Après quelques heures, les limites du jeu sont atteintes. A peine 1h30 ont été nécessaires pour parcourir les cinq niveaux, l’expérience de jeu ayant été plutôt agréable malgré des mécaniques déjà bien connues des joueurs de jeux de plateforme. Une plus grande variété de gameplay aurait été un plus tels que l’ajout d’un nuancier de saut ou une possibilité de modifier sa vitesse de course par exemple. Si les niveaux sont différents et disposent chacun d’une musique particulière et assez réussie, on ne serait pas contre des boss de fin qui les pimenteraient et les caractériseraient davantage. Les graphismes, bien que basiques sont tout de même plutôt beaux et, pour le coup, très divers entre chaque monde. Malheureusement on est vite lassé par les bruitages de course et de sauts qui se révèlent être assez agaçants.

Droite – gauche – gauche euh non euh droi.. ah si gauche !

Finalement, même si l’envie d’améliorer son temps et/ou de battre celui des autres reste stimulante et même s’il semble de meilleure facture que son pendant Anglais, Rob’n Run n’offre ni un challenge suffisamment relevé, ni assez de possibilités de gameplay pour que l’on s’y acharne comme on peut le faire sur certains de ses concurrents.

Niveau d’expansion de joie pendant la beta de Rob’n Run

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